Actualité, Information
Quelques informations de rentrée, avec d’abord deux articles des Dépêches de l’éducation, puis la situation à Amiens. En saluant le site unicaen.free.fr, les infos ayant été lu sur son forum.
1. La part des enseignants extérieurs dans l’enseignement supérieur a doublé en 15 ans
(voir source)
La catégorie des personnels enseignants extérieurs, c’est-à-dire temporaires, dans les universités a plus que doublé en 15 ans, mais tend à se réduire, selon une note d’information publiée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche.
Les enseignants non permanents, qui étaient 22.000 en 2006-2007, représentent un quart du personnel enseignant de l’enseignement supérieur, une part qui “a plus que doublé sur les quinze dernières années”, selon cette étude.
Les effectifs des enseignants du second degré détachés dans l’enseignement supérieur (13.400 personnes, soit 15% du personnel enseignant) poursuivent, eux, une “décroissance relative”, entamée il y a cinq ans.
Quant aux enseignants-chercheurs, leurs effectifs ont connu une “forte croissance” entre 1996 et 2007 (+22,1%).
La note souligne “l’apport enrichissant” des enseignants extérieurs (non-titulaires), “aux profils très variés, recrutés à titre temporaire”.
Parmi eux, on trouve des moniteurs (30,5%), qui enseignent (un certain quotas d’heures en travaux dirigés) tout en préparant leur thèse ou en poursuivant d’autres travaux de recherche, et des attachés temporaires d’enseignement et de recherche (30,8%, qui peuvent effectuer un service plein d’enseignement), deux catégories dont les effectifs sont en augmentation.
On compte ensuite des enseignants venus du milieu hospitalier (19,3%) évidemment affectés aux études de médecine ou encore des enseignants associés, professionnels ou universitaires étrangers (14,7%).
Le rapport évoque par ailleurs les perspectives d’avenir, évaluant les besoins de renouvellement dans le corps des professeurs d’université à plus de 50,1% pour les dix années à venir, et à 23,2% pour les maîtres de conférence sur la même période.
Les enseignants-chercheurs sont partis plus tard à la retraite cette année, à 63 ans en moyenne, soit, selon les catégories, entre neuf et onze mois plus tard que l’année précédente.
2. Les étudiants vont pouvoir travailler dans les universités et grandes écoles
(voir source)
Les étudiants peuvent désormais être recrutés par les universités et les grandes écoles pour des contrats à mi-temps dans les bibliothèques, comme tuteurs, ou comme assistants d’étudiants handicapés, à la faveur d’un décret paru au Journal officiel (JO).
Cette mesure avait été prévue dans la loi sur les universités, votée cet été.
Le décret, paru le 30 décembre au JO, prévoit que les établissements publics d’enseignement supérieur peuvent embaucher les étudiants pour des contrats conclus pour 12 mois maximum, “n’excédant pas 670 heures” (correspondant à un emploi à mi-temps) entre le 1er septembre et le 30 juin et ne pouvant excéder 300 heures durant les grandes vacances (pas plus de 35 heures hebdomadaires).
“Tutorat”, “service d’appui aux personnels des bibliothèques”, “assistance et accompagnement des étudiants handicapés”, “soutien informatique et aide à l’utilisation des nouvelles technologies”, “animations culturelles, scientifiques, sportives et sociales”, “aide à l’insertion professionnelle” sont parmi les principales activités prévues.
“La candidature est appréciée prioritairement au regard de critères sociaux et académiques”. Seront ainsi d’abord examinées les candidatures des élèves boursiers et des élèves “méritants”, selon le ministère de l’Enseignement supérieur.
Rémunéré au minimum au Smic, l’étudiant embauché pourra aménager ses horaires “en fonction des exigences spécifiques de la formation suivie” et ne pourra être astreint à une obligation de travail pendant les enseignements obligatoires et les examens.
En revanche son contrat sera rompu s’il “interrompt ses études, manque à l’obligation d’assiduité aux enseignements obligatoires ou ne se présente pas aux épreuves de contrôle des connaissances sans motif légitime”.
“L’objectif est de permettre aux étudiants de concilier une activité professionnelle et la poursuite simultanée de leurs études”, avait expliqué Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, dans son rapport au Premier ministre.
Selon une enquête de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE) parue en septembre, trois étudiants sur quatre exercent au moins un petit job pendant l’année universitaire ou les vacances d’été, mais un sur cinq a un emploi parallèle lourd qui hypothèque la réussite de ses études.
3. Fac d’Arts d’Amiens rebloquée
(voir source)
Ce matin [le 7 janvier 2008], la faculté des arts d’Amiens a réuni en assemblée générale près de 300 étudiants, ce qui réprésente la présence la plus importante depuis le début du mouvement.
L’occupation des lieux et la mise en place d’une faculté populaire a été revoté à 138 voix pour, 77 contre, 55 NPPV et 3 abstentions. La motivation des étudiants est toujours forte. Ayant appris les résultats du vote, Georges Fauré, le président de l’Université nous a bien fait comprendre qu’il prendra ’les mesures nécessaires’ pour empêcher le mouvement d’être relancé dans notre faculté et dans les autres pôles où les A.G. ont lieu demain matin.
Nous attendons maintenant le soutien de l’ensemble des professeurs de l’UPJV pour pouvoir mettre en place cette faculté populaire au plus vite. Nous craignons qu’une certaine intimidation de la part de l’administration envers les professeurs déjà présents ce matin freinent la mise en place de ces projets.
Nous avons choisi de mettre au plus vite les résultats du vote de l’A,G en ligne de manière à ce que vous soyez informé : le mouvement ne s’éteint pas de notre côté. En espérant que cela puisse encourager vos futures A.Gs.
le 10 janvier 2008